Je tiens à marquer mon soutien avec les travailleurs européens rassemblés aujourd’hui à Luxembourg pour protester contre l’austérité imposée par la droite en Europe.
Je tiens à féliciter Bernadette Ségol, nouvellement élue à la tête de la CES, pour l’organisation de cette journée d’action importante pour montrer à la droite que nous voulons d’une autre gouvernance économique en Europe.
Je suis aux côtés des citoyens, des travailleurs et des citoyens du Luxembourg et d’Europe, ce ne sont pas à eux de continuer de payer pour les pots cassés des spéculateurs.
Les travailleurs lancent aujourd’hui un appel aux chefs d’Etats et de gouvernements qui doivent se retrouver en fin de semaine pour le Conseil européen : les pressions sur les salaires et sur les retraites, la mise en concurrence des travailleurs les uns contre les autres, c’est non !
Nous socialistes sommes porteurs d’un autre modèle de croissance, respectueux des travailleurs, de leur salaire, de leur retraite et de leur droit à un travail décent et à un parcours professionnel sécurisé. J’en appelle à Nicolas Sarkozy, à Jean-Claude Juncker et aux autres chefs d’Etats et de gouvernements d’arrêter de saigner à blanc les familles des travailleurs européens. L’austérité n’est pas la seule issue à la crise. Faisons payer ceux qui en sont vraiment responsables, grâce à une taxe sur les transactions financières.
Politiser l’Europe pour regagner la confiance des citoyens
Par Philip Cordery, Secrétaire Général du Parti Socialiste Européen
Les élections européennes de 2009 ont vu le plus fort taux d’abstention jamais enregistré depuis l’instauration de l’élection des députés européens au suffrage universel. Seuls 43% des électeurs se sont présentés aux urnes.
Certes, nous constatons une distance de plus en plus forte vis-à-vis des urnes pour tout type de scrutin, néanmoins, l’élection au Parlement Européen souffre d’un problème spécifique : celui du désintérêt pour et de l’incompréhension des enjeux politiques européens.
La défiance par rapport à l’Europe et l’incompréhension par rapport à ses pouvoirs et à ses compétences sont nourries par le traitement (ou plutôt le non-traitement) de la politique européenne dans les médias nationaux.
L’UE est absente des pages de nos journaux. Si elle apparaît, c’est sur un sujet institutionnel et en page international.
Nous n’allons pas ici résoudre le paradoxe de l’œuf et de la poule, à savoir si les rédactions ne veulent pas traiter de sujets européens parce que les citoyens ne sont pas intéressés, ou si les citoyens ne sont pas intéressés précisément parce qu’ils ne sont jamais informés sur l’Europe.
Je ne veux pas blâmer les citoyens. Je suis convaincu au contraire que les acteurs politiques ont le moyen de les faire s’intéresser à l’Europe.
Le désintérêt vient en partie de l’opacité institutionnelle, mais aussi et surtout de l’absence d’une lecture claire de l’offre partisane européenne du fait de sa non médiatisation.
Le désamour vient du fait que l’UE aujourd’hui est synonyme d’austérité, de rigueur, d’exclusion, parce qu’elle est aux mains des conservateurs et des libéraux.
Il revient donc aux socialistes européens de continuer à œuvrer pour politiser l’Europe, pour montrer aux citoyens que la scène européenne est le terrain d’affrontements de projets politiques différents.
L’Europe de gauche n’est pas l’Europe de droite. Or, l’Europe en tant que telle a souffert du mythe de la culture de compromis nourri par la droite. Qui n’a pas entendu pendant la campagne des européennes un candidat conservateur affirmer « de toutes façons, au niveau européen, la droite et la gauche votent la même chose » ?
Premièrement, c’est faux. Sur les votes finaux en plénière, sur les sujets importants tels que l’économie ou les affaires sociales, les clivages sont très nets – et encore plus si l’on tient compte du processus législatif en commission.
Deuxièmement, c’est exactement le type de discours qui fait dire aux citoyens que rien ne sert de voter pour les européennes puisque que droite et gauche c’est la même chose. Ce qui donne de l’eau au moulin des partis d’extrême-droite.
Pour lutter contre cela, nous devons donc politiser l’Europe. Au niveau national, en France par exemple, quand on est insatisfait de la politique menée par le gouvernement, on critique le gouvernement, on vote contre ce gouvernement. On ne remet pas en cause l’existence du pays. Au niveau européen, les choses ne devraient pas en être autrement. Au lieu de critiquer « l’Europe », il faut blâmer les conservateurs qui la dirigent.
Le Traité de Lisbonne offre des niches pour parvenir à cette politisation de l’Union Européenne.
Le renforcement des compétences du Parlement européen est une avancée de ce point de vue, la diminution de la taille de la Commission, le droit d’initiative populaire, le poste de Président du Conseil Européen pourront permettre de voir plus clairement les orientations politiques de l’UE.
Mais au-delà de ces changements institutionnels, il échoue aux partis politiques européens de politiser la scène européenne, ainsi qu’à la presse et aux partis nationaux.
Et pour que la politique européenne devienne réellement la résultante d’une collision entre les différentes forces politiques européennes, l’enjeu crucial est la constitution de véritables partis politiques européens.
Le rôle des partis politiques européens a été reconnu dans l’article 10.4 du Traité de Lisbonne, soulignant qu’ils contribuaient à exprimer les souhaits politiques des citoyens de l’Union.
Le Parlement européen a voté ce 7 avril un rapport très important sur les partis politiques au niveau européen, préconisant notamment la mise en place d’un statut européen pour les partis politiques. Aujourd’hui le PSE est légalement une association de droit belge ! Un statut légal européen permettrait aux partis de peser plus et de manière plus légitime et plus crédible sur la scène politique européenne. D’autres avancées sont également prévues, et notamment la possibilité pour les partis politiques européens de participer à des référendums nationaux sur des sujets européens. Car rappelons que nous n’avions légalement pas pu faire campagne par exemple pour le référendum irlandais. Nous attendons donc à présent une proposition de la Commission en ligne avec ces recommandations parlementaires.
L’opportunité la plus importante dans le Traité de Lisbonne pouvant amener à une véritable politisation de l’Union Européenne est le pouvoir de désignation de la Commission par le Parlement. La prise en compte des résultats aux élections européennes pourra conduire à un enjeu politique plus importants, et à donner du poids au vote des citoyens, qui pourront lors influencer directement l’orientation politique de la future Commission.
A nous partis politiques européens de faire des prochaines élections européennes une rencontre politique.
Le PSE a pris la décision de présenter un candidat commun à la Présidence de la Commission Européenne, qui permettra aux citoyens d’identifier notre famille politique, d’organiser des débats contradictoires entre les candidats pour montrer les projets politiques différents proposés aux électeurs. Grâce à ce candidat commun, ainsi qu’un programme commun et une stratégie de campagne commune, le PSE entend faire des élections européennes de 2014 un véritable enjeu politique, un affrontement de projets politiques distincts.
Nous sommes d’ailleurs en train de travailler à la mise en place d’un processus démocratique, ouvert et transparent pour la désignation de notre candidat.
Si la campagne est ainsi relayée sur des clivages politiques, si les médias jouent leur rôle d’information, si les partis nationaux rentrent en campagne en soutenant leur candidat européen, alors nous une grande pression se créera sur le Parlement pour qu’il désigne le candidat de la famille politique ayant gagné les élections européens comme Président de la Commission européenne.
Les changements institutionnels ne prendront forme que si les partis et la presse jouent le jeu de la politisation de l’Europe.
L’austérité, les coupes sociales, l’exclusion, ce n’est pas l’agenda de l’UE. C’est l’agenda de l’Europe conservatrice. Nous socialistes européens avons un autre programme de solidarité et de justice sociale à proposer. A nous de politiser l’Europe pour montrer aux citoyens qu’il y a une alternative à la désespérance sociale.
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Paris, le 14 juin 2011
Communiqué
Najat Vallaud Belkacem,
secrétaire nationale aux questions de société
Mariage des couples de même sexe : la droite hostile à l’égalité
La proposition de loi socialiste visant à ouvrir le mariage aux couples de même sexe au nom de l’égalité entre les couples a été rejetée aujourd’hui par la majorité UMP.
Or chacun sait que refuser l’égalité des droits pour l’ensemble des citoyen-ne-s ne fait qu’encourager les stigmatisations, discriminations et violences envers les personnes LGBT. Les débats qui ont précédé le vote ont d’ailleurs été l’occasion de lever le voile sur les préjugés sous-jacents, homophobes, discriminants et dégradants, insuffisamment dénoncés par la majorité parlementaire, comme ceux de la députée UMP Brigitte Barèges, s’exclamant « et pourquoi pas marier les animaux »… Ils ont également mis en lumière l’opportunisme des députés et ministres UMP vantant les mérites du Pacs contre lequel ils ont tant lutté à l’époque et y renvoyant sans cesse les couples homosexuels.
C’est oublier que le PACS n’est pas une union homosexuelle, qu’aujourd’hui plus de 9 PACS sur 10 sont contractés par des hétérosexuels et que si ce dispositif voulu par la gauche est une avancée pour ceux qui avant n’avaient accès à rien, il faut aller au-delà. Le mariage est un symbole social, c’est la reconnaissance juridique pleine et entière par la société d’un couple à exister et à être considéré comme tel. Tous les couples qui le désirent doivent pouvoir y avoir droit et ainsi être reconnus par la société et la République.
Il est temps de mettre un terme aux discriminations à l’encontre des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles ou transsexuelles, trop souvent entretenues par notre droit. Les socialistes resteront mobilisés, au Parlement, comme aux côtés des citoyennes et citoyens lors des prochaines marches des fiertés, notamment le 25 juin à Paris, pour défendre leurs propositions et faire avancer l’égalité des droits pour toutes et tous. Ils seront au rendez-vous en 2012.
Introduction
Pour la première fois, les Français établis à l’étranger pourront élire en 2012 des députés dans leur circonscription consulaire. Le Républicain du Coin a rencontré Philip Cordery, candidat investi par le Parti Socialiste pour les élections législatives dans la circonscription du Bénélux.
Questions :
RdC : Quelles sont les raisons principales qui motivent votre candidature ?
L’élection présidentielle, où le candidat socialiste sera porté par le souffle des primaires, et les élections législatives peuvent être un tournant dans la vie des Français. Je veux incarner le changement de politique en France et en finir avec un Président complètement sourd aux attentes des Français, je veux rompre avec l’exercice autocratique du pouvoir.
Je souhaite porter le projet adopté par les socialistes pour retrouver une France plus juste.
Surtout, c’est la première fois que les Français établis à l’étranger pourront être représentés et leurs problématiques portés à l’Assemblée Nationale. Je vis en Belgique depuis de nombreuses années, et connaît la spécificité de la vie de Français établis dans un autre pays de l’Union Européenne, la diversité des situations sociales sur la circonscription.
RdC : Selon vous, quelles actions prioritaires l’élu de la circonscription du Bénélux devraient mener en faveur des Français établis au Luxembourg et dans la grande-région ?
Je compte défendre un projet porteur de justice sociale basé sur un meilleur accès à l’enseignement français, une sécurité sociale professionnelle qui prenne en compte la mobilité, la portabilité des droits en cas de retour en France et une plus grande justice fiscale.
La scolarisation des enfants est la première des préoccupations des familles françaises établies au Luxembourg. Nous devons faciliter la scolarisation des enfants français en filière francophone au Luxembourg ou en France, grâce à un appui financier sous forme de bourses, de transports scolaires, etc.
La portabilité des droits me parait un sujet fondamental dans la vie des Français établis au Luxembourg. Malgré une plus grande mobilité professionnelle et une accélération des mouvements de personnes, les procédures prévues pour conserver ses droits dans l’Etat membre d’accueil demeurent longues et complexes – sans parler du retour en France.
Retraites, allocations, partenariats civils, assurances, allocations chômage, sont autant de sujets pour lesquels je souhaite me battre pour les Français du Luxembourg.
Enfin, la question du transport transfrontalier me semble fondamentale pour mes concitoyens établis au Luxembourg.
La question de la mobilité est primordiale dans une région où on compte plus de 150000 personnes faisant la navette journalière entre la France, la Belgique, le Luxembourg et l’Allemagne. Nous avons donc besoin de plus et de meilleures infrastructures de transport, pour desservir les zones d’emplois et les zones d’habitation.
Je souhaite favoriser le développement d’une conception commune, donc transfrontalière des politiques de transports et d’aménagement urbain, grâce à des financements communs de transports transfrontaliers et à une coordination des stratégies de développement local.
Je me battrai pour un service public du transport, reposant sur l’accessibilité, pour des transports publics bon marché, pratiques et fiables, sûrs et réguliers
RdC : Les Français du Luxembourg pourront-ils participer aux primaires pour désigner le candidat du Parti Socialiste aux élections présidentielles ?
Tout à fait, les Français du Luxembourg qui sont inscrits sur la liste électorale consulaire ou qui sont membres du Parti Socialiste pourront bien évidemment participer aux primaires, et je les y encourage. Les primaires ouvertes symbolisent le souffle démocratique dans la vie du Parti Socialiste, alors que Nicolas Sarkozy s’est auto-désigné.
Français du Luxembourg, inscrivez-vous sur les listes électorales consulaires avant le 31 décembre 2011 pour voter pour les présidentielles et les législatives.
Philip Cordery viendra à la rencontre des Français à Luxembourg le 11 juin prochain.
Retrouvez tous les détails et suivez la campagne de Philip Cordery sur www.philipcordery.org
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