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Jeudi 28 avril 2011 4 28 /04 /Avr /2011 14:57

J’ai ouvert ce matin la Conférence de Tunis pour un Maghreb uni et démocratique, devant plus de 80 jeunes venus de Tunisie, d’Algérie, du Maroc mais aussi de Libye et de Mauritanie.

Cette conférence est organisée par l’UJEM / Mouvement des jeunes pour un Maghreb uni et démocratique à l’occasion du 53ème anniversaire de la Conférence de Tanger, qui exprimait en pleine guerre de décolonisation la rêve d’une union maghrébine.

Le choix de Tunis pour la Conférence 2011 est tout sauf un hasard. Il souligne la soif de dignité et de liberté ressenti par tous les jeunes du Maghreb.

 

Je suis très fier et très touché d’avoir rencontré et échangé avec ces jeunes, épris de liberté et de démocratie, et solidaires les uns des autres. De jeunes Marocains ont ainsi créé en janvier dernier une Coordination des jeunes du Maroc pour le soutien de la révolution de la jeunesse tunisienne, pour aider et soutenir les aspirations légitimes et courageuses de leurs voisins. J’y vois un exemple important de l’esprit de solidarité intermaghrébine et d’ouverture qui anime ces jeunes aujourd’hui. Rien ne pourra arrêter l’envie irrépressible de vivre dans la modernité politique de ces jeunes instruits mais qui étaient privés d’emplois, privés de futurs par des régimes répressifs et fermés.

 

Ce sont les jeunes qui ont commencé la révolution en Tunisie. Ce sont leurs aspirations à la liberté, à la démocratie et à la justice et  leur détermination qui ont conduit à la chute de Ben Ali. Ce sont eux qui seront les acteurs de la Tunisie démocratique de demain. Nous devons avoir confiance en leur capacité et en leur volonté à prendre leur destin en main.

 

Les socialistes européens soutiennent pleinement le combat de ce mouvement pour une union économique et politique du Maghreb, basée sur les principes de démocratie, de justice sociale et de respect des droits de l’homme. A l’ère de la mondialisation, je suis convaincu qu’un partenariat fort  serait la meilleure façon pour que le Maghreb fasse face aux défis économiques, sociaux, environnementaux et culturels nouveaux dans un monde globalisé. Comme l’a  dit M. Filali, présent aujourd’hui à la Conférence de Tunis, mais également présent à Tanger il y a 53 ans, avec humour à Jacques Delors, au moins une Union maghrébine contrairement à l’Union européenne n’aurait pas besoin de traducteurs ! L’UE a un rôle clé à jouer dans le soutien à cette volonté d’intégration régionale, dans le développement d’institutions communes entre les pays maghrébins, dans un esprit de partage, de solidarité transfrontalière et de communauté de destin.

Par Philip Cordery - Publié dans : Europe
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Mercredi 27 avril 2011 3 27 /04 /Avr /2011 13:33

photo-Tunis-1.jpgJe suis arrivé aujourd’hui à Tunis pour la Conférence Euromed « les révolutions arabes : l’heure de la démocratie et du progrès » organisée par le PSE et son partenaire tunisien le Forum Démocratique pour le Travail et les Libertés.

Cette Conférence accueillera des représentants de mouvements progressistes et démocratiques venus de Tunisie, d’Algérie, du Maroc, de Libye, d’Egypte, du Liban, de Syrie, du Barhein, du Yemen, d’Irak et d’Iran.

Le PSE est le premier parti européen à organiser un événement dans la région méditerranéenne depuis les mouvements révolutionnaires.  Il est crucial que l’Europe accompagne la transition démocratique, et soutienne le développement de partis politiques fort pour asseoir la démocratie.

 

J’espère de tout cœur que le Printemps Arabe prenne racines dans l’ensemble de la région. Tous les citoyens, qu’ils soient tunisiens ou égyptiens, ou encore libyens, algériens ou saoudiens, ont le droit de vivre dans une démocratie.

Tous ceux qui, à l’image de Jacques Chirac affirmant en 1990 que certains peuples n’étaient « pas prêts pour la démocratie » véhiculent des réflexes racistes et xénophobes.

 

Depuis la fin de l’époque coloniale, les gouvernements européens ont toujours préféré avoir des régimes autocratiques chez leurs voisins de la Méditerranée. Pendant de trop longues années, ils se sont compromis avec des dictateurs, ce qui leur a permis d’avoir des matières premières à bas prix. Ils ont favorisé une soi-disant « stabilité » plutôt que la démocratie.

La situation n’a fait que s’empirer avec le 11 Septembre, la peur du terrorisme, des mouvements islamistes et des flux migratoires.  

 

L’Union Européenne a toujours eu une attitude hypocrite, elle n’a pas utilisé les clauses instaurant une conditionnalité démocratique dans les Traités d’association.

L’Union pour la Méditerranée et le Processus de Barcelone ont été des échecs cuisants. Les citoyens en ont été les grands oubliés.

Il est nécessaire que l’UE entame une discussion profonde pour revoir sa stratégie méditerranéenne, en développant de véritables partenariats, qui encouragent la démocratie, la justice sociale et le progrès.

 

 

Nous avons été témoins ces derniers mois d’aspirations légitimes de citoyens à la démocratie. Nous ne devons surtout pas décevoir ces aspirations. Beaucoup de questions sur le futur restent ouvertes.

L’Union Européenne a un rôle crucial à jouer pour regagner une crédibilité dans la région et aider au développement démocratique

Par Philip Cordery - Publié dans : Europe
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Jeudi 14 avril 2011 4 14 /04 /Avr /2011 12:37

COMMUNIQUE DE PRESSE - FEDERATION DES FRANCAIS A L'ETRANGER - PS

 

Paris (14/04/2010) - L’UMP a fait connaître le nom de ses candidats investis pour les élections législatives de juin 2012 dans les onze circonscriptions des Français de l’étranger. Y figurent notamment 3 Ministres en exercice ainsi que plusieurs autres personnalités aussi proches du gouvernement qu’elles sont éloignées de la réalité de la vie dans les communautés françaises de l’étranger, puisqu’elles n’y ont jamais appartenu.

Le Parti Socialiste avait, pour ce qui le concerne, choisi dès le 10 décembre dernier d’accorder son investiture aux candidats choisis par et parmi ses militants de sa Fédération des Français à l’Etranger (FFE) dans le cadre d’élections primaires librement organisées. Ces candidats sont les suivants : 

·         1ère circonscription (USA et Canada) : Corinne Narassiguin (section de New York, membre du Conseil Fédéral de la FFE, Conseillère à l’Assemblée des Français de l’Etranger) ;

·         3ème circonscription (Royaume-Uni, Irlande, Scandinavie, pays baltes) : Axelle Lemaire (secrétaire de la section de Londres, membre du Bureau Fédéral de la FFE)

·         4ème circonscription (Belgique, Pays-Bas, Luxembourg) : Philip Cordery (section de Bruxelles, Secrétaire-Général du PSE) ;

·         5ème circonscription (Espagne, Portugal, Andorre, Monaco) : Arnaud Leroy (secrétaire de la section de Lisbonne) ;

·         6ème circonscription (Suisse et Liechtenstein) : Nicole Castioni (section de Genève, ancienne députée au Parlement de Genève) ;

·         7ème circonscription (Allemagne, Autriche, Europe centrale et balkanique) : Pierre-Yves Le Borgn’ (section de Berlin, Premier Secrétaire de la FFE, ancien Conseiller à l’Assemblée des Français de l’Etranger) ;

·         8ème circonscription (Italie, Malte, Grèce, Chypre, Turquie, Israël) : Daphna Poznanski (section de Tel Aviv, membre du Conseil Fédéral de la FFE, Conseillère à l’Assemblée des Français de l’Etranger) ;

·         10ème circonscription (Liban, Jordanie, Syrie, Afrique de l’est) : Jean-Daniel Chaoui (secrétaire de la section de Madagascar, membre du Conseil Fédéral de la FFE, Conseiller à l’Assemblée des Français de l’Etranger, Président de l’Union des Elus Socialistes et Républicains de l’Etranger) ;

·         11ème circonscription (CEI, Golfe Persique, Asie, Océanie) : Marc Villard (section de Hong Kong, Conseiller à l’Assemblée des Français de l’Etranger).


Les 2nde (Amérique latine) et 9ème (Maghreb et Afrique de l’ouest) circonscriptions seront pourvues un peu plus tard dans le courant de cette année.

Les candidats socialistes porteront devant les électeurs un programme de reconquête de l’action publique à l’étranger, ruinée par dix années de retrait ininterrompu de l’Etat dans des domaines aussi essentiels que la représentation consulaire, l’éducation, l’action sociale ou la sécurité.

Le bilan de la droite est lourd. Les dépenses de solidarité couvrant les communautés françaises à l’étranger ne sauraient en effet être la variable d’ajustement budgétaire décidée par Nicolas Sarkozy, plus encore alors que croît chaque année le nombre de nos compatriotes s’installant hors de France.

C’est une toute autre politique que les candidats socialistes, militants de longue date dans les communautés françaises de leurs circonscriptions, présenteront aux électeurs. La droite a fait le choix des parachutages. Le Parti Socialiste a fait celui de l’expérience et de l’authenticité au service du changement.

Par Philip Cordery - Publié dans : France
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Vendredi 25 mars 2011 5 25 /03 /Mars /2011 10:45

 

J’ai été très choqué d’apprendre que plusieurs députés européens se sont rendus coupables de toucher de l’argent de la part de faux lobbysistes pour déposer un amendement. Ces accusations sont très graves, et je me réjouis des réactions rapides des partis, dont le PSE, et des groupes ayant exclu les députés fautifs.

 

Ce scandale révèle la faiblesse du règlement du Parlement européen à l’égard des députés européens. Nous devons renforcer ces règles, pour que de tels scandales ne se reproduisent pas. Le conflit d’intérêts doit être prévenu, les députés européens ne devraient pas être en mesure d’accepter des cadeaux, quel qu’en soit le montant, ni d’exercer des activités rémunérées, et en particulier pas de consultance. Les déclarations d’intérêts financiers doivent aussi faire l’objet d’un monitoring plus poussé.

 

Voici mon interview dans Europolitics sur la question :

  

 

Entretien avec le secrétaire général du PSE Philip Cordery

« Cela ressemble à une invasion de lobbyistes de sociétés au PE »

Propos recueillis par Gaspard Sebag | jeudi 24 mars 2011

 

Philip Cordery, secrétaire général du Parti des Socialistes européens depuis 2004, préconise des règles plus strictes pour les membres du Parlement européen afin de combattre l’invasion croissante de lobbyistes de sociétés commerciales dans l’institution.

Comment réagissez-vous au scandale du monnayage d’amendements dans lequel trempent trois eurodéputés ?

Cela montre qu’une réforme est nécessaire. Cela ressemble à une invasion de lobbyistes de sociétés au Parlement européen, et il semble que leur seul badge d’accès soit une carte de crédit. Ce n’est pas ce qu’il nous faut pour une législation de qualité. Le rôle d’un député européen est de légiférer pour le compte des citoyens. Nous ne disons pas qu’il ne doit pas écouter les ONG, l’industrie... Mais échanger contre cela un cadeau ou de l’argent est quelque chose que nous devons examiner de près et totalement interdire.

Comment ?

La Commission est passée par un processus similaire il y a quelques années. Elle est passée par un nettoyage (après les scandales de corruption qui ont fait tomber la Commission Santer). Elle a un code de conduite, et un code de conduite est un bon exemple de ce qui pourrait être envisagé pour le Parlement européen, avec des règles très strictes pour les parlementaires, surtout en ce qui concerne une seconde activité. Un député européen est un député européen. En pleine crise financière, je pense qu’un job suffit.

Un registre de transparence obligatoire au Conseil reste bien un objectif ?

Toute personne qui a une position publique doit être soumise aux mêmes règles et code de conduite. Il n’y a pas de différence entre institutions. C’est une question de principe, c’est une question de moralité. Il est normal qu’une personne qui occupe ce type de fonction agisse de manière totalement transparente. Dan Jorgensen (S&D, Danemark) a fait il y a quelques mois une proposition. Il faut des registres obligatoires des deux côtés. On pourrait avoir d’une part les lobbyistes qui remplissent leur registre, et d’autre part celui des eurodéputés, et confronter les deux.

Et les règles concernant l’activité des députés après mandat ?

Nous devons absolument examiner les conflits d’intérêts entre ce qui peut se faire au Parlement et ce qui peut se faire ensuite.

Comment ces règles plus strictes seraient contrôlées ?

Il nous faut d’abord ces règles. Les règles ne sont pas assez sévères. Nous devons disposer de règles plus claires, un code de conduite, et ensuite nous pouvons espérer qu’un contrôle aussi strict ne soit pas nécessaire. Il y a des freins et des contrepoids. Il y a l’OLAF (Office européen de lutte anti-fraude). Rien n’empêche de mener des contrôles de députés au hasard. C’est ce qui a cours dans d’autres parlements nationaux. Le Parlement européen devrait peut-être regarder comment fonctionnent d’autres législations nationales.

Le Parlement européen y voit une leçon l’incitant à renforcer les règles.

 
Par Philip Cordery - Publié dans : Europe
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Jeudi 24 mars 2011 4 24 /03 /Mars /2011 17:11

J'ai participé aujourd'hui à la manifestation organisée à Bruxelles à l'appel de la CES et de la FGTB pour dire non à l'austérité et réclamer une Europe plus sociale et plus solidaire!

 

Manif-3022.jpg

Par Philip Cordery - Publié dans : Europe
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