J’ai ouvert ce matin la Conférence de Tunis pour un Maghreb uni et démocratique, devant plus de 80 jeunes venus de Tunisie, d’Algérie, du Maroc mais aussi de Libye et de Mauritanie.
Cette conférence est organisée par l’UJEM / Mouvement des jeunes pour un Maghreb uni et démocratique à l’occasion du 53ème anniversaire de la Conférence de Tanger, qui exprimait en pleine guerre de décolonisation la rêve d’une union maghrébine.
Le choix de Tunis pour la Conférence 2011 est tout sauf un hasard. Il souligne la soif de dignité et de liberté ressenti par tous les jeunes du Maghreb.
Je suis très fier et très touché d’avoir rencontré et échangé avec ces jeunes, épris de liberté et de démocratie, et solidaires les uns des autres. De jeunes Marocains ont ainsi créé en janvier dernier une Coordination des jeunes du Maroc pour le soutien de la révolution de la jeunesse tunisienne, pour aider et soutenir les aspirations légitimes et courageuses de leurs voisins. J’y vois un exemple important de l’esprit de solidarité intermaghrébine et d’ouverture qui anime ces jeunes aujourd’hui. Rien ne pourra arrêter l’envie irrépressible de vivre dans la modernité politique de ces jeunes instruits mais qui étaient privés d’emplois, privés de futurs par des régimes répressifs et fermés.
Ce sont les jeunes qui ont commencé la révolution en Tunisie. Ce sont leurs aspirations à la liberté, à la démocratie et à la justice et leur détermination qui ont conduit à la chute de Ben Ali. Ce sont eux qui seront les acteurs de la Tunisie démocratique de demain. Nous devons avoir confiance en leur capacité et en leur volonté à prendre leur destin en main.
Les socialistes européens soutiennent pleinement le combat de ce mouvement pour une union économique et politique du Maghreb, basée sur les principes de démocratie, de justice sociale et de respect des droits de l’homme. A l’ère de la mondialisation, je suis convaincu qu’un partenariat fort serait la meilleure façon pour que le Maghreb fasse face aux défis économiques, sociaux, environnementaux et culturels nouveaux dans un monde globalisé. Comme l’a dit M. Filali, présent aujourd’hui à la Conférence de Tunis, mais également présent à Tanger il y a 53 ans, avec humour à Jacques Delors, au moins une Union maghrébine contrairement à l’Union européenne n’aurait pas besoin de traducteurs ! L’UE a un rôle clé à jouer dans le soutien à cette volonté d’intégration régionale, dans le développement d’institutions communes entre les pays maghrébins, dans un esprit de partage, de solidarité transfrontalière et de communauté de destin.


Je suis arrivé aujourd’hui à Tunis pour la Conférence Euromed « les révolutions
arabes : l’heure de la démocratie et du progrès » organisée par le PSE et son partenaire tunisien le Forum Démocratique pour le Travail et les Libertés.
