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Europe

Mercredi 22 septembre 2010 3 22 /09 /Sep /2010 16:19

Les 20 et 21 septembre dernier, je me suis rendu à Budapest afin d’apporter mon soutien au Parti socialiste hongrois (MSZP) pour les élections municipales du 3 octobre.

J'ai assuré Attila Mesterházy, président du MSZP, de la solidarité et du soutien du Parti socialiste européen dans ses efforts pour renforcer et réorganiser le parti ainsi que dans son combat pour la solidarité et la démocratie.

Les représentants du MSZP ont souligné la gravité de la situation politique, qui est le résultat des premiers mois de gestion du nouveau gouvernement conservateur du Fidesz dirigé par Viktor Orban. J'ai été abasourdi par les mesures anti-démocratiques prises par le gouvernement, qui abuse de sa majorité des deux tiers au Parlement et s’en prend à la liberté de la presse et de la justice.

Lors de rencontres avec des militants locaux et d’activités de campagne dans des quartiers de Budapest, j'ai vu la réalité de la politique du Fidesz : j'ai par exemple rencontré une assistante social qui avait été licencié pour le seul fait d’être socialiste.

Je suis très inquiet face à l’émergence de l’extrême droite. Contrairement à ce qu'elle prône, nous voulons, nous, bâtir une Europe de solidarité et de fraternité.

Le PSE soutient pleinement le MSZP dans les efforts qu’il déploie pour proposer une solution alternative à la crise, une solution plus équitable que celle adoptée par les conservateurs du Fidesz, axée sur les licenciements, les restrictions budgétaires et les mesures d’austérité.

Par Philip Cordery - Publié dans : Europe
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Mardi 7 septembre 2010 2 07 /09 /Sep /2010 10:07

Une large coalition réclamant l’instauration d’une taxe sur les transactions financières (TTF) à l’échelon européen a organisé une action devant le bâtiment où les Ministres des finances se sont réunis aujourd’hui (7 septembre) à Bruxelles. Ce groupe, constitué d’ONG, d’organisations politiques et de syndicats, demandait aux Ministres européens de reconnaître les avantages d’une telle taxe, en particulier dans le contexte actuel, alors que l’impact des mesures d’austérité commence à se faire sentir à travers l’UE.

La coalition était préoccupée par le document informel de la Commission européenne présenté par le Commissaire en charge de la fiscalité, Algirdas Šemeta, et a exhorté les Ministres à ne pas tenir compte de son évaluation négative. Alors que le document de la CE met en doute la faisabilité d’une TTF, sans toutefois invoquer de raison concrète, un document rédigé par le Fonds monétaire international et d’éminents économistes affirme qu’il est tout à fait possible d’introduire une telle taxe.

Dans le cadre de cette action, la coalition a illustré les différents intérêts en jeu au travers de tableaux vivants opposant des acteurs représentant des banquiers cupides à d’autres représentant les pays en développement, les travailleurs européens et l’environnement. Selon l’Institut autrichien de recherche économique, l’instauration d’une taxe sur les transactions à l’échelon européen pourrait permettre de collecter quelque 200 millions d’euros. Les militants pensent qu’une partie de cet argent devrait servir à financer les services publics européens, à combattre la pauvreté à l’étranger et à lutter contre le réchauffement climatique.

 

Par Philip Cordery - Publié dans : Europe
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Vendredi 7 mai 2010 5 07 /05 /Mai /2010 20:56

Europe, réveille-toi !

Par Martine AUBRY, première secrétaire du Parti Socialiste, Poul Nyrup RASMUSSEN, Président du Parti Socialiste Européen et Elio DI RUPO, Président du Parti Socialiste Belge

Mais où va l’Europe ? Notre continent est pris dans la tourmente. La crédibilité de l’Union européenne est en chute libre tant auprès des citoyens européens que partout dans le monde. Ne nous y trompons-pas : la gestion calamiteuse de la crise grecque est un manquement grave. L’Europe doit se ressaisir si elle ne veut pas sortir des radars de l’histoire voire se disloquer.

La réaction face à la crise grecque a été trop tardive, mal ficelée et incomplète. Depuis janvier, la zone euro est en attente d’une solution à la crise grecque. Pendant tout ce temps, nous avons beaucoup entendu « mon pays d’abord », « les mauvais élèves de la zone euro, dehors ! » et d’autres refrains punitifs du même style. Au courage politique exemplaire de George Papandreou pour rétablir les finances de son pays, la droite européenne, pour des raisons de politique intérieure, n’a fait que prôner encore et toujours plus d’austérité, sans jamais démontrer une quelconque solidarité. Les atermoiements électoralistes des uns n'ont eu d'égal que le silence assourdissant d'autres pourtant d'habitude prompts à se mettre bruyamment en avant. C’est comme si, tout d’un coup, les principes de solidarité et de coopération - fondateurs de l’Union européenne - avaient disparu. Mais les mois perdus coûtent très cher, à la Grèce tout particulièrement, et aussi à l’Europe tout entière qui est aujourd’hui menacée par l’incendie faute de l’avoir circonscrit à temps. La paralysie de la décision européenne a encouragé la spéculation.

Trop tardif, ce plan est aussi mal ficelé. Le dispositif de bric et de broc qui a été retenu, nécessitant une intervention individuelle de chaque Etat européen et du FMI, ne protège pas de la contagion car il est difficilement reproductible à d’autres Etats. L’Espagne, attaquée au lendemain de l’annonce du plan sur le seul fondement de rumeurs, en a fait ces derniers jours la douloureuse expérience. La zone euro a besoin d’un dispositif de sauvetage des Etats en difficulté qui puisse être activé rapidement et désarme par anticipation la spéculation. L’Europe en tant que telle aurait très bien pu intervenir sur la base des articles 122 et 143 du traité, comme l’a proposé le Parti socialiste européen, au travers d’un mécanisme européen de stabilité financière, préfigurant un Fonds monétaire européen. C’était une question de volonté politique face aux diktats des marchés financiers ; elle n’a pas été au rendez-vous.

Le plan de sauvetage est incomplet, car s’il règle temporairement la crise de liquidité à laquelle la Grèce est confrontée, il ne résout pas le problème de solvabilité. Sans rebond de son économie, dont on ne voit pas aujourd’hui les ressorts compte tenu des effets mêmes du plan imposé, la Grèce aura beaucoup de difficultés à rebondir et risque de se retrouver dans la même situation dans 18 mois. C'est pourquoi nous demandons que ce plan soit accompagné par un plan de relance de l’économie grecque mobilisant la Banque Européenne d’Investissement (BEI) et les fonds structurels, mais aussi par une grande vigilance dans la définition et la mise en œuvre des mesures de redressement des comptes.

Plus largement, la crise grecque a révélé les déséquilibres structurels d’une union monétaire sans gouvernement économique. Les socialistes et sociaux-démocrates européens réclament la mise en place sur le long terme d’une véritable gouvernance économique européenne, fondée sur la responsabilité, la solidarité et la coordination. Pour cela, nous insistons sur une coordination efficace des politiques macro-économiques, pas seulement pour consolider les budgets mais aussi pour relancer l’économie, avec des délais raisonnables pour réduire les déficits tout en investissant dans la croissance et l’emploi.

L’Europe paie aussi une inaction face à la crise financière. Dix-huit mois après, rien n’a été fait. De vitupérations en G20, il y a eu beaucoup d’agitation mais jamais de décision. Tout recommence comme avant : les bonus, les stock-options, les attaques spéculatives, les paradis fiscaux et un robinet du crédit toujours fermé pour les PME et les particuliers...Il faut réguler les fonds spéculatifs, créer une taxe sur les transactions financières, limiter les bonus et la rémunération des dirigeants, supprimer les paradis fiscaux, protéger les consommateurs contre les produits financiers toxiques et démocratiser le contrôle des marchés financiers.

Voilà ce que nous devons faire pour que jamais plus les citoyens européens n’aient à payer le prix d’une crise dont ils ne sont pas responsables. Loin d’aller dans ce sens, les droites au pouvoir en Europe ne régulent pas la finance, ne développent pas la gouvernance économique et réduit les moyens d’action publique en prônant le désengagement des Etats, laissant les citoyens sans recours, menaçant un peu plus leurs emplois.

La solution à la crise actuelle n’est pas de chercher des boucs émissaires, mais de retrouver le volontarisme qui a fait l’Europe et de remettre en avant le principe inaltérable la solidarité, sans lequel chacun de nos pays s’enfoncera encore un peu plus dans la crise, sans pays voisins pour venir à son secours. Europe, réveille-toi ! 

Par Philip Cordery - Publié dans : Europe
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Mercredi 28 avril 2010 3 28 /04 /Avr /2010 09:54

2010-04-28Autrlians-MPS_1.JPGLe Parlement australien a organisé cette semaine une délégation pour visiter les institutions européennes, et j’ai dans ce cadre rencontré les sénateurs travaillistes John Hogg, Président du Sénat, et Catryna Bilyk, pour un échange très intéressant sur la coopération des progressistes au niveau global sur la réforme financière et la lutte contre le changement climatique.

 

Le Parti travailliste est en effet au pouvoir en Australie, et est en tête des sondages pour les élections à venir à la fin de l’année, grâce à l’action décisive du Premier Ministre Kevin Rudd, pour lutter contre le chômage et renforcer la protection sociale. Grâce à un gouvernement menant une véritable politique progressiste, l’Australie est le seul pays développé qui aura évité la récession en 2009.

 

Il est très important pour nous de bâtir des ponts et de renforcer les liens avec les gouvernements progressistes dans le monde et en particulier les Etats-Unis, le Japon (où je me suis rendu en mars dernier), le Brésil et l’Australie. Cela permettra aux progressistes unis de peser sur le G20. Les enjeux sont aujourd’hui mondiaux, nous devons y répondre par une coopération globale.

Par Philip Cordery - Publié dans : Europe
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Jeudi 22 avril 2010 4 22 /04 /Avr /2010 18:48

PHC1.jpgJ’ai participé aujourd’hui à la manifestation de la Fédération européenne des métallurgistes et de la Fédération des syndicats des mines, de la chimie et de l’énergie à Bruxelles.

Aux côtés des travailleurs, j’y ai défendu notre volonté ferme de réformer les marchés financiers pour empêcher la spéculation sur les matières premières. Ce n’est pas aux travailleurs de payer le prix de la crise causée par les spéculateurs. La crise n’est pas finie, contrairement à ce que disent les conservateurs. Elle sera finie quand les millions d’Européens au chômage auront retrouvé un emploi stable et de qualité, quand les millions de travailleurs en difficulté n’auront plus peur de perdre leur emploi.

La Commission européenne doit se décider à mettre en place une véritable politique industrielle européenne. Nous avons besoin de l’industrie et des emplois industriels. A nous d’assurer une transition juste pour les travailleurs vers des emplois industriels plus verts. Les travailleurs européens ont déjà trop soufferts de la crise. Les socialistes européens sont à leur côté, pour des emplois de qualité en Europe.

Par Philip Cordery - Publié dans : Europe
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