Vendredi 22 janvier 2010
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Jeudi 13 janvier, je me suis rendu à Angers pour rencontrer les militants socialistes et soutenir
Frédéric Béatse, tête de liste PS dans le Maine-et-Loire pour les régionales.
J’y ai été reçu par Jean-Noël Gaultier, premier fédéral, Quentin Clément, animateur fédéral du MJS 49 fraîchement élu, et Arash Saeidi, coordinateur des
militants du PSE à Angers, autour d’un verre convivial avec les jeunes socialistes du département.
A l’invitation du city group, j’ai participé avec Liêm Hoang Ngoc, député européen, à un ciné-débat autour du film « La fin de la pauvreté ? » de Philippe Diaz. Un
format original, pour une discussion constructive sur base des thèmes évoqués par le film : les moyens d’éradiquer l’extrême pauvreté, la solidarité internationale, mais aussi l’échec du
système capitaliste néolibéral, qui a mis en place et perpétue ces inégalités insoutenables dans le monde.
La lutte contre les inégalités et la solidarité
sont le fondement même du combat politique des socialistes. Notre vision est celle d’un monde où le citoyen est au cœur du système.
J’y ai rappelé que l’objectif premier des
socialistes est le respect du calendrier des Objectifs du Millénaire pour le Développement (qui doivent être atteints en 2015). Pour cela, nous socialistes européens réclamons une action globale
de l’Union Européenne, en matière d’aides au développement, d’accords commerciaux justes avec les pays en développement, de politique agricole pour mettre fin à la crise alimentaire mondiale, de
droit à un travail décent, et d’annulation de la dette des pays pauvres très endettés.
Pourtant, ce ne seront que des mesures de court
terme. Le vrai défi, en tant que socialistes, est de repenser un nouveau modèle de développement, un modèle basé sur l’équilibre entre croissance économique, justice sociale et développement
durable au niveau mondial, un modèle qui, contrairement au modèle capitaliste néolibéral, ne repose pas sur les inégalités.
Le système que nous connaissons aujourd’hui est
injuste, et non respectueux de la personne. Il faut donc inventer un système de solidarité internationale qui assure une redistribution juste des richesses à l’échelle mondiale : l’UE doit
être à la pointe de ce combat.
Les ressources et les richesses existent pour
mettre fin à l’extrême pauvreté dans le monde. Notre ambition est d’être à la hauteur de nos pères politiques qui, il y a plus d’un siècle, ont créé des impôts justes et un système de protection
sociale à l’échelle nationale (sécurité sociale, allocation chômage, etc.) : nous devons aujourd’hui penser une nouvelle structure de redistribution à l’échelle de la planète. C’est pourquoi
nous nous battons pour une large réforme des marchés financiers et pour la création d’une fiscalité internationale permettant une redistribution juste des richesses.
Soyons clairs, une taxe mondiale sur les
transactions financières de 0,01% générerait un montant suffisant pour financer la totalité de l’aide au développement nécessaire à l’éradication de l’extrême pauvreté (environ 200 milliards
d’euros par an). Mettre fin à l’évasion fiscale permettrait de dégager un montant qui à lui seul financerait chaque année la quasi totalité du service de la dette extérieure des pays en
développement.
Il faut aller chercher l’argent là où elle est.
Nous entendons faire pression sur les pouvoirs en place pour mettre en place ces mesures d’encadrement des marchés financiers, d’abolition des paradis fiscaux, de taxe sur les transactions
financières, grâce à la campagne « Les Européens pour la réforme financière » menée par une grande coalition de progressistes, et
que je vous invite à rejoindre. Nous voulons, et devons, exiger un système financier sain, pour éradiquer la
pauvreté.
Le niveau de pauvreté que nous connaissons
aujourd’hui dans le monde est intolérable, et les masses englouties dans le sauvetage des banques en sont d’autant plus indécentes. C’est pourquoi nous devons changer le système qui a permis
cela. Nous, progressistes, en avons la volonté politique.