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France

Lundi 21 février 2011 1 21 /02 /Fév /2011 10:03
Retrouvez ici la tribune que j'ai publiée avec Michel Liebgott dans Lor'Actu sur les transports transfrontaliers
 
 
Metz /
Politique
Nicolas Zaugra

Dans un contexte où les tensions sont fortes sur les questions de mobilité dans la Grande Région et dans le cadre de la conférence  sur les Transports de l’Internationale Saar-Lor-Lux à Bitburg, en Allemagne, Philip Cordery (secrétaire général du PS Européen) et Michel Liebgott (député PS et maire de Fameck) co-signent une tribune exclusive sur LOR’Actu.

 

« Mobilité dans la Grande Région : Pour des transports durables, accessibles et créateurs d’emplois »

 

"Les socialistes de Sarre, de Lorraine et de Luxembourg se sont réunis samedi 19 février à Bitburg en Allemagne pour définir ensemble une politique de transports dans la Grande Région alternative aux privatisations et désengagements de la droite.

 

Le défi, pour nous socialistes, est clair : garantir un réseau et des infrastructures de transports durables, accessibles et créateurs d’emplois pour les habitants de la Grande Région.

 

Nous ne pouvons pas continuer de nous déplacer comme nous le faisions : notre aspiration à un développement durable nous force à modifier nos habitudes. Le secteur des transports est un des plus grands producteurs d’émissions de carbone. Il ne s’agit pas ici de stigmatiser les usagers, mais d’appeler les pouvoirs publics à développer des modes de transports durables et respectueux de l’environnement. Pour cela, un double investissement à la fois dans les infrastructures de transports en commun et dans l’innovation du transport particulier est indispensable.

 

Cet investissement à deux dimensions permettra également de maintenir les emplois sur le bassin de la Grande Région, mais aussi d’en créer de nouveaux. En effet, un développement massif des réseaux de transports en commun sera une source précieuse de nouveaux emplois. Mais n’oublions pas que l’industrie de sous-traitance automobile fait également vivre de nombreux habitants de la Grande Région. C’est pourquoi nous appelons aussi à un investissement massif dans l’innovation pour créer les voitures vertes de demain, ce qui permettrait de pérenniser des emplois durables et de qualité dans ce secteur clé pour la région. Les travailleurs du secteur automobile ne doivent pas être les victimes de notre lutte contre le changement climatique, ils doivent au contraire bénéficier d’une transition juste qu'il convient d'anticiper.

 

Modifier notre mode de transport implique aussi et surtout de pouvoir bénéficier d’alternatives en matière de transports publics. Or nous avons vu le résultat du manque d’ambition de la droite en la matière et les conséquences de la privatisation du transport de passagers notamment. La concurrence ne doit pas être une fin en soi régissant les règles en matière de transports en communs.

 

Nous nous battons pour un service public du transport, axé sur l’accessibilité. Les travailleurs, les enfants allant à l’école de l’autre côté de la frontière, les personnes âgées ou vivant en zone rurale doivent tous pouvoir bénéficier de moyens de transports publics bon marché, pratiques, sûrs, réguliers et fiables. Les socialistes se battent pour l’adoption d’une directive cadre européenne, protégeant les services d’intérêt généraux, et couvrant notamment le transport de proximité.

 

La solidarité territoriale passe aussi par un maillage serré des lignes de bus, à l’image de ce qui se pratique désormais entre la France et la Grand-Duché de Luxembourg, avec la ligne bus VILAVIL, ou de trains transfrontaliers. Là encore, la tarification très incitative du Conseil Régional de Lorraine, pour ses lignes TER, a eu pour conséquence de convaincre les automobilistes d’utiliser le train. Nos collectivités territoriales ne peuvent pas concevoir leur politique de transports dans les limites des frontières nationales qui ne correspondent pas à la réalité d'un bassin de vie et d'emploi telle que celle de la région Saar-Lor-Lux. Cela implique notamment le financement de transports transfrontaliers et la coordination des stratégies de développement locales. Dans ce cadre, le passage de la portion Metz-Luxembourg en ligne à grande vitesse, comme le prévoit la priorité 4 des Réseaux transeuropéens de Transport, est pour nous primordiale. 

 

La mobilité transfrontalière, par la route, ne doit pas être négligée pour autant car elle constitue encore le mode de transport le plus utilisé, par nos concitoyens. Sans augmenter significativement le linéaire routier, nous pensons qu’il est nécessaire de densifier les ramifications transfrontalières. Le contournement d’Audun-le-Tiche, par exemple, établissant une jonction entre l’A30 et l’A4 luxembourgeoise, et desservant l’éco-agglomération d’Esch-Belval avec la future OIN, du côté français, doit être selon nous, terminée au plus vite …

 

Enfin, pour maintenir une haute qualité de vie dans notre région, pour préserver la nature et le paysage, des mesures doivent être prises pour régler les lourds inconvénients créés par le flux importants de camions transportant des marchandises. La Grande Région est un carrefour européen. Cette situation géographique privilégiée ne doit pas causer des torts aux habitants en termes de pollution, de nuisances sonores, de détérioration des équipements routiers et d’encombrements.

 

C’est pourquoi il est grand temps d’investir dans des solutions alternatives, telles que le rail et le transport fluvial. Ce sont des chantiers pour lesquels les socialistes se battront, pour le bien-être des Français vivant d’un côté comme de l’autre de la frontière."

 

Philip Cordery, Secrétaire Général du Parti Socialiste Européen, candidat PS aux élections législatives dans la 4ème circonscription des Français établis à l’étranger (Belgique, Pays-Bas, Luxembourg)

 

Michel Liebgott, député PS de la 10ème circonscription de la Moselle, depuis 1997, et Maire de Fameck

Par Philip Cordery - Publié dans : France
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Samedi 19 février 2011 6 19 /02 /Fév /2011 12:14

 

L'intégration européenne ne se décrète pas depuis Bruxelles ou d'autres capitales européennes. Elle se fait par petits pas au niveau local, là où les bassins de vie et d'emploi ne connaissent plus de frontières. Ces réalités transfrontalières sont le meilleur exemple du chemin parcouru et de celui, important, qui reste à faire.

C'est le constat que j'ai pu dresser samedi 19 février à Bitburg lors d'une conférence organisée par l'Internationale Saar-Lor-Lux autour de la question des transports.

 

Chaque jour, plus de 150 000 personnes traversent l'une des frontières de la Grande Région pour travailler, se loger, faire des achats ou encore du tourisme. L'existence d'un service public de transports accessibles -aussi bien financièrement que géographiquement- est dès lors primordial pour promouvoir la mobilité et l'échange.

Pourtant, ni les horaires des différentes compagnies de chemins de fer concernées, ni leur billetterie ne sont intégrés.

Toute politique transfrontalière est complexe, car les compétences et les moyens des collectivités territoriales de part et d'autre des frontières ne sont pas les mêmes. Les régions françaises sont encore loin des Länder allemands. De plus, la coopération s'inscrit dans des contextes, des temps et des priorités politiques différents.

 

Jean-Pierre Masseret, Président de la région Lorraine, nous a annoncé vouloir faire de la levée de ces obstacles une priorité lors de son mandat de deux ans à la tête de la présidence tournante de la Grande Région. Ceci suppose un secrétariat de la Grande Région renforcé pour assurer la continuité des travaux dans un espace de coordination que peu contraignant. Dans cette entreprise il pourra  compter sur l'aide de ses homologues allemands, luxembourgeois et belges qui sont tous, à l'exception du Président de la Sarre, socialistes. Ensemble, ils partagent également la conviction que la transition vers des transports verts devra être accompagnée de mesures fortes pour l'emploi et la formation, afin d'éviter qu'elle ne se fasse au prix d'une augmentation du chômage.

 

Je salue l'engagement de Jean-Pierre Masseret, du Président de l'Internationale Saar-Lor-Lux, Christoph Grimm, ainsi que de Rheinhard Klimmt, ancien ministre fédéral des transports et Président de la Sarre et Karl-Heinz Lambertz, ministre-président de la communauté germanophone de Belgique pour faire avancer ce laboratoire de l'Europe qu'est la Grande Région.  Ils incarnent à petite échelle les principes que le PSE porte et qui ne sera couronné de succès que s'il est décliné au niveau local comme l'internationale Saar-Lor-Lux a su le faire.

Par Philip Cordery - Publié dans : France
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Jeudi 16 décembre 2010 4 16 /12 /Déc /2010 15:26
Par Philip Cordery - Publié dans : France
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Vendredi 22 octobre 2010 5 22 /10 /Oct /2010 15:59

Gustave Flaubert à George Sand sur les Roms en 1867:

 

“Je me suis pâmé, il y a huit jours, devant un campement de Bohémiens qui s’étaient établis à Rouen. Voilà la troisième fois que j’en vois. Et toujours avec un nouveau plaisir.
L’admirable, c’est qu’ils excitaient la haine des bourgeois, bien qu’inoffensifs comme des moutons. Je me suis fait très mal voir de la foule en leur donnant quelques sols. Et j’ai entendu de jolis mots à la Prudhomme. Cette haine-là tient à quelque chose de très profond et de complexe. On la retrouve chez tous les gens d’ordre. C’est la haine qu’on porte au Bédouin, à l’hérétique, au philosophe, au solitaire, au poète.
Et il y a de la peur dans cette haine. Moi qui suis toujours pour les minorités, elle m’exaspère. Du jour où je ne serai plus indigné, je tomberai à plat, comme une poupée à qui on retire son bâton.”

 

Gustave Flaubert, Lettre à George Sand,
correspondance de Gustave Flaubert, lettre à George Sand, 12 juin 1867, éd. de la Pléiade, tome 5, pp. 653-654.

Par Philip Cordery - Publié dans : France
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Lundi 11 octobre 2010 1 11 /10 /Oct /2010 17:31

Samedi 9 octobre, Poul Nyrup Rasmussen est intervenu à la Convention Nationale du Parti Socialiste français pour l’adoption d’un nouveau projet international et européen. Avec l’ensemble des autres Conventions (sur un nouveau modèle de développement économique, social et environnemental, sur la rénovation et sur l’égalité réelle), le PS met en place son programme de reconquête pour 2012.

Redonner sa légitimité à l’ONU et rétablir un système multilatéral de gouvernance mondiale, faire émerger un projet d’Organisation Mondiale de l’Environnement, amorcer une nouvelle approche des relations économiques internationales autour du concept de « juste échange » impliquant notamment le respect des normes non marchandes, sanitaires, environnementales, sociales et culturelles, mettre en place une véritable gouvernance économique européenne, telles sont les ambitions de ce programme qualifié d’excellent par le Président du Parti Socialiste Européen.

L’Europe a une place importante au cœur de ce texte et le PS et le PSE poussent pour la construction d’une Europe de la solidarité, de l’action, de la volonté politique, de la responsabilité : une Europe sociale, au service des citoyens, une Europe protectrice, innovante, une Europe de la régulation et de la redistribution.

Poul Nyrup Rasmussen a fustigé la politique de la droite actuelle, en France et en Europe, en soulignant le trop plein d’effets d’annonces du Président Sarkozy. « Où sont les actes concrets ? » a-t-il demandé, faisant notamment référence au discours de Nicolas Sarkozy à l’ONU sur la taxe sur les transactions financières. Il a aussi lourdement condamné les récentes expulsions de citoyens Roms hors de France, inacceptable pour les socialistes européens.

Le texte de cette Convention atteste de la convergence de vue entre le PS et les travaux poursuivis au sein du PSE. Le Président du PSE a rappelé que c’est ensemble que les sociaux-démocrates doivent travailler pour reconquérir le pouvoir en France et en Europe et en finir avec l’austérité conservatrice.

Les nombreux militants français qui se sont pressés autour du stand du PSE ont été ravis de pouvoir échanger sur l’avenir de la social-démocratie européenne avec le Président et le Secrétaire Général du PSE.

Par Philip Cordery - Publié dans : France
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