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"Le PSE veut une vrai politique alternative en Europe"
Interview disponible dans le Courrier Picard du 28 mai 2009.
C'est un candidat atypique dans cette campagne. Déjà, quel que soit le résultat, Philip Cordery est assuré d'être à Bruxelles... où il est secrétaire général du Parti Socialiste Européen. Et tandis que les enjeux de politique nationale dominent, ce Franco-Anglais, qui déclare vouloir s'implanter politiquement à Amiens, apporte un regard plus international sur les débats. Alors que Martine Aubry tient, ce soir, son meeting de campagne en Picardie à Amiens (20 heures, salle Omaïma, zone de Montières), tour d'horizon des rapports - pas si simples - entre le PS, l'Europe et la Picardie.
Philip Cordery, ce début de campagne centré sur la sanction de Nicolas Sarkozy n'était-il pas une
erreur alors qu'on est censé parler d'enjeux européens?
Je ne pense pas, sanctionner Sarkozy, c'est aussi sanctionner le président de l'Union européenne qu'il fut, l'acteur qui, avec
Merkel et Berlusconi, est le principal dirigeant de l'Union. C'est complémentaire de vouloir sanctionner la Commission européenne et les gouvernements nationaux qui sont dans l'orientation que
l'on dénone.
N'est-ce pas démagogique d'appeler, en France, à sanctionner Barroso à la tête de la Commission européenne, alors que le PSE n'a pas de candidat à lui opposer et que certains gouvernements de gauche, en Espagne et au Portugal, sont pour sa reconduction?
Je peux vous assurer que si nous avons une majorité de gauche au Parlement européen, Barrose ne sera pas président de la Commission. Le PSE a une position très claire : il n'est pas notre candidat et nous voulons changer la politique libérale qu'il mène. Des Premiers Ministres ont pu exprimer une opinion, mais ce n'est pas celle du PSE. Alors, certes, nous n'avons pas de candidat, parce que cela dépend de l'élection. Donnons d'abord la parole aux électeurs...
Et faire une campagne qui joue sur le clivage gauche-droite, alors qu'au Parlement uen majorité des votes est le résultat d'un compromis entre le PSE et la droite (PPE) n'est-il pas, là encore, trompeur?
Sur les sujets essentiels, les votes sont beaucoup plus divergents. Il y a effectivement eu un accord de gestion en 2004, sur lequel on revient aujourd'hui. On veut une majorité alternative!
Donc, il n'y aura plus d'accord de "cogestion" entre PPE et PSE comme il a existé jusqu'en 1999 et depuis 2004?
Donc, il n'y aura pas de compromis avec le PPE à l'issue du vote, car nos programmes sont radicalement différents et sur les grands sujets économiques et sociaux, de réels clivages existaient lors de l'actuelle mandature.
N'est-il pas illusoire de vouloir une Europe sociale dans le cadre des institutions européennes actuelles?
Tout est une question de volonté politique. Il y a de vraies possibilités de changement dans le cadre actuel. On propose un vrai plan de relance européen de 100 milliards d'euros, qui permette de recréer une dynamique économique. Nous voulons un bouclier social avec une vraie politique sociale, un pacte pour l'emploi, un salaire minimum dans tous les pays européens. Je voudrais aussi qu'on lance, via l'Europe, un grand plan de sauvetage de l'industrie automobile, notamment en Picardie.
Mais les pouvoirs du Parlement européen sont limités, notamment en ce qui concerne le domaine
social...
S'il y a une majorité de gauche au Parlement, les gouvernements devront en prendre acte et nommer un président de Commission qui correspond à cette
orientation.
Vous insistez sur le volontarisme, mais à la fin des années 1990, la majorité des gouvernements européens étaient de gauche et il n'y a eu aucune inflexion - voire l'inverse! - face à la logique libérale?
Nous sommes dans une autre époque! Il y a une évolution de la social-démocratie européenne qui nous permet d'appliquer notre politique : tous les partis ont voté le Manifesto, qui parle d'une directive sur les services publics, sur le salaire minimum. Cela aurait été impensable il y a dix ans.
Il y a une prise de conscience que ce moins-disant social, cette libéralisation ne peuvent continuer sans aller dans le mur. Il y a un désamour réel avec l'Europe - et je le comprends - qui n'est pas avec les institutions, mais avec les politiques qui sont menées. Mais il y a un vrai risque, si on ne fait rien, que ce sentiment se transforme en un rejet global de l'Europe. Et ça, c'est très dangereux, car on a besoin de l'Europe pour demain.
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Greenhouse gas emissions reductions
The European Parliament adopted a report on the EU's future climate policy in February 2009, setting out the EP's position on what the EU position should be. The UN IPCC, the scientific advisory body on climate change whose findings have been accepted by the EU, has stated that industrialised countries need to reduce their greenhouse gas emissions 80-95% by 2050 (based on 1990 levels) to have even a 50:50 chance of limiting global warming to below 2 degrees. This should therefore be the very least ambitious target range for EU policy. Despite this, the EPP group tabled an amendment calling for the EU's 2050 target to be a mere 60-80% reduction in greenhouse gases. Thankfully, this amendment was defeated but a surprisingly large number of MEPs voted for this insufficient and unscientific range.