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Mercredi 3 juin 2009 3 03 /06 /Juin /2009 11:45


Mardi 2 juin, j’ai participé au rassemblement des Goodyear et des Conti à Amiens. De nombreux élus locaux étaient présents, dont le Maire d’Amiens Gilles Demailly qui nous a accueilli à l’Hôtel de ville. C’est notre devoir à nous, socialistes, d’être aux côtés des salariés picards qui souffrent, qui se sentent impuissant face à la fermeture de leurs usines, c’est notre devoir de leur dire qu’une autre politique que celle de la droite qui ne fait rien est possible.

 

 

Ensuite, direction Abbeville pour rejoindre Gilles Pargneaux et Nicolas Dumont. Nous avons rencontré avec le bâtonnier du tribunal d’Abbeville, qui doit fermer du fait de la réforme de la carte judiciaire voulue par Mme Dati. Dans la Somme, ce sont les tribunaux de grande instance de Péronne et d’Abbeville qui doivent fermer, alors que dans l’Aisne aucun n’est supprimé. Or on sait combien sera difficile pour les personnes âgées ou les personnes isolées, de se rendre pour l’audience jusqu’à Amiens, où seront transférés les dossiers, donc les affaires seront jugées sans les parties prenantes.

Nous avons ensuite rencontré le comité de défense de l’hôpital public, menacé de fusion avec la clinique privée. C’est bien le même problème qui se pose ici, d’accessibilité aux soins et de services publics de proximité et de qualité. Ici la question des interventions chirurgicales est particulièrement difficile, car sur les neuf blocs, un seul doit rester à l’hôpital public. Comment dans ces conditions ne pas craindre une privatisation totale à terme ?

Notre entretien, ensuite, avec le syndicat enseignant de l’UNSA, nous a permis d’entendre la situation très difficile du personnel de l’Education Nationale. Or l’Etat fait le choix de se retirer partout, la maternelle est en danger, on supprime des classes et des RASED dans des établissements où ils sont nécessaires. Mais on veut mettre des policiers à la place.

 

Le meeting de clôture de la campagne dans la Somme, à Abbeville, fut un succès. J’étais entouré de notre tête de liste, Gilles Pargneaux, de Franck Blanger, secrétaire de section d’Abbeville, de Lucien Fontaire, adjoint au Maire d’Abbeville, de Nicolas Dumont, Maire d’Abbeville et secrétaire fédéral de la Somme, de Claude Gewerc, Président du Conseil Régional de Picardie et de Gilbert Mathon, député de la Somme.

J’ai insisté sur l’importance du vote de dimanche, pour enrayer la montée infernale du chômage à laquelle nous faisons face. Or ici, à Abbeville, quand on parle de chômage, on sait ce que cela veut dire. On pense tout de suite à nos camarades de Valeo, à ceux à qui on a déjà notifié le licenciement, et à ceux dont l’avenir est incertain. On pense que c’est injuste qu’une usine où les salariés ont tant de savoir-faire s’en aille en Slovaquie. On pense que le gouvernement n’a rien fait pour empêcher cela. On pense que la Commission de M. Barroso n’a rien fait pour empêcher cela. Et on a raison de le penser, car c’est vrai, le gouvernement de M. Sarkozy et l’Europe libérale de M. Barroso n’ont rien fait pour empêcher les licenciements chez Valeo, n’ont rien fait pour assurer l’avenir de la filière du verre si importante dans la région abbevilloise et qui connaît aujourd’hui de lourdes difficultés, n’ont rien fait pour empêcher la chute des prix du lait qui fait aujourd’hui que le coût de production d’un litre de lait pour nos producteurs est plus important que son prix de vente.

Notre premier acte sera  d’agir pour sauver l’industrie automobile picarde, et l’Etat devrait lui aussi s’engager dans cette voie. Nous nous battrons aussi pour nos services publics. La situation ne pourra qu’empirer avec une majorité de droite au Parlement Européen, qui veut imposer la libéralisation des soins de santé. Bientôt il faudra aller à Saint-Quentin pour se faire soigner, pour se faire juger, peut-être dans l’avenir pour aller à l’école. Nous socialistes voulons des services publics de proximité, quand la droite ne laisse en place que les services publics à proximité de l’UMP. Il y a clairement 2 poids, 2 mesures, et on voit bien là l’influence de M. Bertrand dans notre région.
Par Philip Cordery - Publié dans : Circonscription Nord-Ouest
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