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Il y a un an – lundi 15 septembre 2008 – Lehman Brothers annonçait sa faillite. On se souvient
des images de ces financiers quittant le soir même leur bureau avec leur carton sous le bras. Le gouvernement américain a fait alors le choix de « lâcher » Lehman Brothers, conscient de
l’image que les sauvetages financiers d’autres grandes banques américaines (Fannie Mae, Bear Stearns) provoquaient dans l’opinion publique, qui s’enfonçait dans la crainte du chômage. Mais Lehman
Brothers fut une exception. Vu le séisme financier que sa faillite a provoqué, les banques centrales et les gouvernements américains puis ensuite européens avec Dexia, Fortis, etc., ont décidé
d’insuffler de l’argent public dans les banques, pour éviter de sombrer dans le marasme financier.
Un an après, qu’est-ce qui a changé ? Est-on parvenu à une meilleure régulation des marchés financiers ? A-t-on moralisé le capitalisme financier ? La triste réponse est non.
Bien sûr, les activités spéculatives ont diminué sensiblement au sein des grands groupes bancaires mondiaux. Mais cela est purement du à un phénomène de peur et de prudence et non à de nouvelles règles. Ils sont toujours dans la même logique : spéculer pour faire du profit. Sans que ce profit n’ait aucune utilité sociale. En perdant de vue la mission fondamentale de la banque : financer l’économie réelle.
Bref, aucune des mesurettes des gouvernements nationaux n’a permis de fondamentalement changer ce système absurde, et les citoyens n’en sont pas dupes. Quand les banques subissent des pertes, l’Etat les renfloue, les citoyens sont donc tous les assureurs des banques, les risques sont collectivisés. Mais quand les banques font des bénéfices, elles versent des bonus faramineux à leurs traders. Là bizarrement l’Etat et les citoyens ne font plus partis du circuit.
Un des grands axes de campagne du PSE pour les élections Européennes était l’engagement de donner un cadre aux
marchés financiers pour l’économie réelle, l’emploi et la croissance. C’est toujours notre priorité. C’est pourquoi nous lançons aujourd’hui, avec une grande coalition de forces progressistes
(ONG, syndicats, universitaires,…) une grande campagne « Les Européens pour la
réforme financière », en écho aux « Américains pour la réforme financière ». Je pars d’ailleurs à Pittsburgh pour coordonner nos
deux campagnes, en finir avec les propositions fragmentées de nos gouvernements européens et œuvrer pour l’instauration d’un nouveau système financier mondial sain, au service de l’économie
réelle, soumis à des règles démocratiques, et moralisé. Nous ne pouvons pas continuer à verser des millions à des requins de la finance qui ne se sentent acculés d’aucune responsabilité vis-à-vis
des citoyens et des entreprises. Nous pouvons changer ce système, nous, progressistes, en avons la volonté politique.
Rejoignez la campagne « les Européens pour la réforme financière » en vous inscrivant sur www.europeansforfinancialreform !
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