Voir le compte-rendu de
la 5ème étape du Tour de France du Projet à Tourcoing.
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la 5ème étape du Tour de France du Projet à Tourcoing.
Nous avons jeté toutes nos forces dans la campagne pour les derniers jours. Les élus locaux et les militants étaient présents pour convaincre les citoyens que le vote pour l’Europe sociale, c’est le vote socialiste.
Vendredi 5 juin, c’est avec Sarah Thuilliez, conseillère générale d’Amiens Nord-Est et de Rivery, que j’ai fait du porte-à-porte dans la matinée. Les citoyens ici comme ailleurs nous disent leur volonté de changement et leur préoccupation face à leur avenir dans une Picardie violemment touchée par la crise et abandonnée par l’Etat.
L’après-midi, je rencontre à Berteaucourt-les-Dames les représentants syndicaux de Sièges de France, ancienne filiale du groupe Parisot, aujourd’hui dans l’attente d’un repreneur. Après avoir essuyé deux plans sociaux en 2006 et 2007, les salariés de l’entreprise sont à nouveau très inquiet pour leur avenir. Il est inadmissible que l’on laisse à l’abandon des pans entiers de l’économie picarde, comme ici le textile, et que l’on ne fasse pas d’effort pour sécuriser des bassins d’emplois comme celui ici de la Vallée de la Bresle. Dominique Poyart, conseiller général du canton de Domart en Ponthieu, et Anne van Dycke, m’ont ensuite accompagné pour un porte-à-porte dans ce village très inquiet pour son avenir si l’usine venait à licencier à nouveau. Nous avons souligné que nous, socialistes européens, avions des réponses concrètes pour enrayer la crise et le chômage qui frappent la région.
Je suis ensuite retourné à Amiens pour participer au concert de soutien aux salariés de Goodyear, organisé par Presse Alternative Picarde sur le parvis de la gare. Un moment plein d’émotion à la rencontre de ces salariés si injustement touchés par la crise, et abandonnés par la droite.
La journée s’est terminée par une nuit
de collage, avec les militants de la section d’Amiens sud.
Samedi 6 juin, dernier jour de
campagne, j’étais sur le marché du beffroy à Amiens, avec des jeunes des MJS, puis à la fête de quartier de Philéas, avec Nordine Dani. Là encore, un seul objectif, convaincre, convaincre,
convaincre. Nous sommes les seuls à vouloir une véritable Europe sociale, nous sommes les seuls à pouvoir la réaliser.
Espérons que les citoyens l’auront compris lorsqu’ils se rendront aux urnes
demain.
Mardi 2 juin, j’ai participé au rassemblement des Goodyear et des Conti à Amiens. De nombreux élus locaux étaient présents, dont le Maire d’Amiens Gilles Demailly qui nous a accueilli à l’Hôtel
de ville. C’est notre devoir à nous, socialistes, d’être aux côtés des salariés picards qui souffrent, qui se sentent impuissant face à la fermeture de leurs usines, c’est notre devoir de leur
dire qu’une autre politique que celle de la droite qui ne fait rien est possible.
Ensuite, direction Abbeville pour rejoindre Gilles Pargneaux et Nicolas Dumont. Nous avons rencontré avec le bâtonnier du tribunal d’Abbeville, qui doit fermer du fait de la réforme de la carte judiciaire voulue par Mme Dati. Dans la Somme, ce sont les tribunaux de grande instance de Péronne et d’Abbeville qui doivent fermer, alors que dans l’Aisne aucun n’est supprimé. Or on sait combien sera difficile pour les personnes âgées ou les personnes isolées, de se rendre pour l’audience jusqu’à Amiens, où seront transférés les dossiers, donc les affaires seront jugées sans les parties prenantes.
Nous avons ensuite rencontré le comité de défense de l’hôpital public, menacé de fusion avec la clinique privée. C’est bien le même problème qui se pose ici, d’accessibilité aux soins et de services publics de proximité et de qualité. Ici la question des interventions chirurgicales est particulièrement difficile, car sur les neuf blocs, un seul doit rester à l’hôpital public. Comment dans ces conditions ne pas craindre une privatisation totale à terme ?
Notre entretien, ensuite, avec le syndicat enseignant de l’UNSA, nous a permis d’entendre la situation très difficile du personnel de l’Education Nationale. Or l’Etat fait le choix de se retirer partout, la maternelle est en danger, on supprime des classes et des RASED dans des établissements où ils sont nécessaires. Mais on veut mettre des policiers à la place.
Le meeting de clôture de la campagne dans la Somme, à Abbeville, fut un succès. J’étais entouré de notre tête de liste, Gilles Pargneaux, de Franck Blanger, secrétaire de
section d’Abbeville, de Lucien Fontaire, adjoint au Maire d’Abbeville, de Nicolas Dumont, Maire d’Abbeville et secrétaire fédéral de la Somme, de Claude Gewerc, Président du Conseil Régional de
Picardie et de Gilbert Mathon, député de la Somme.
J’ai insisté sur l’importance du vote de dimanche, pour enrayer la montée infernale du chômage à laquelle nous faisons face. Or ici, à Abbeville, quand on parle de chômage, on sait ce que cela veut dire. On pense tout de suite à nos camarades de Valeo, à ceux à qui on a déjà notifié le licenciement, et à ceux dont l’avenir est incertain. On pense que c’est injuste qu’une usine où les salariés ont tant de savoir-faire s’en aille en Slovaquie. On pense que le gouvernement n’a rien fait pour empêcher cela. On pense que la Commission de M. Barroso n’a rien fait pour empêcher cela. Et on a raison de le penser, car c’est vrai, le gouvernement de M. Sarkozy et l’Europe libérale de M. Barroso n’ont rien fait pour empêcher les licenciements chez Valeo, n’ont rien fait pour assurer l’avenir de la filière du verre si importante dans la région abbevilloise et qui connaît aujourd’hui de lourdes difficultés, n’ont rien fait pour empêcher la chute des prix du lait qui fait aujourd’hui que le coût de production d’un litre de lait pour nos producteurs est plus important que son prix de vente.
Mercredi 27 mai, le député de la Somme Gilbert Mathon est intervenu lors des questions au
Gouvernement sur l’annonce du plan social chez Goodyear à Amiens. Il a souligné l’inaction du gouvernement face au désastre économique dans la filière automobile picarde, et a l’a interrogé sur
son non recours au fonds européen d’ajustement à la mondialisation.
Luc Châtel, le Secrétaire d’Etat à l’industrie et à la consommation n’a pas su répondre à cette question, et l’a détournée en stigmatisant le rôle de la CGT dans la non mise en place du nouveau rythme de travail en 4x8, c’est-à-dire en stigmatisant ceux que ont refusé des horaires de travail insupportables, et qui ont voulu se battre pour conserver leurs acquis sociaux. Ainsi les salariés de Goodyear seraient, d’après M. Châtel, pénalisés pour avoir refusé ce nouveau rythme de travail, alors que leurs collègues de chez Dunlop l’ayant accepté ont à ce jour toujours leur emploi. M. Châtel ne répond pas à la question qui lui est posée, et se défend bien hypocritement, si on pense aux Conti qui avaient accepté les 40h et qui pourtant aujourd’hui se retrouvent au chômage… Il prône, une fois de plus, la course vers le moins-disant social. C’est à cela que nous, socialistes, voulons mettre fin.
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