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Europe

Mardi 21 juin 2011 2 21 /06 /Juin /2011 15:07

Je tiens à marquer mon soutien avec les travailleurs européens rassemblés aujourd’hui à Luxembourg pour protester contre l’austérité imposée par la droite en Europe.

 

Je tiens à féliciter Bernadette Ségol, nouvellement élue à la tête de la CES, pour l’organisation de cette journée d’action importante pour montrer à la droite que nous voulons d’une autre gouvernance économique en Europe.

Je suis aux côtés des citoyens, des travailleurs et des citoyens du Luxembourg et d’Europe, ce ne sont pas à eux de continuer de payer pour les pots cassés des spéculateurs.

Les travailleurs lancent aujourd’hui un appel aux chefs d’Etats et de gouvernements qui doivent se retrouver en fin de semaine pour le Conseil européen : les pressions sur les salaires et sur les retraites, la mise en concurrence des travailleurs les uns contre les autres, c’est non !

Nous socialistes sommes porteurs d’un autre modèle de croissance, respectueux des travailleurs, de leur salaire, de leur retraite et de leur droit à un travail décent et à un parcours professionnel sécurisé. J’en appelle à Nicolas Sarkozy, à Jean-Claude Juncker et aux autres chefs d’Etats et de gouvernements d’arrêter de saigner à blanc les familles des travailleurs européens. L’austérité n’est pas la seule issue à la crise. Faisons payer ceux qui en sont vraiment responsables, grâce à une taxe sur les transactions financières.

Par Philip Cordery - Publié dans : Europe
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Mardi 3 mai 2011 2 03 /05 /Mai /2011 13:25

Voici un extrait du discours d'ouverture de la Conférence du PSE sur les révolutions arabes, que j'ai prononcé à Tunis le 28 avril:

 

 

Et mon interview réalisée par l'équipe du Forum démocratique pour le travail et les libertés:

 

Par Philip Cordery - Publié dans : Europe
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Vendredi 29 avril 2011 5 29 /04 /Avr /2011 14:37

 

La conférence du PSE sur les révolutions arabes se poursuit aujourd’hui.

Il apparaît clair que de nombreux acteurs à la fois liés aux anciens régimes tunisien et égyptien, mais aussi extérieurs, et notamment la droite européenne, ont intérêt à ce que les révolutions échouent, pour faire regretter le « temps de la stabilité ».

 

C’est pourquoi les aspirations démocratiques doivent aujourd’hui se concrétiser. Je vois six défis à relever.

 

Le premier c’est bien sûr de consolider la démocratie.

C’est pourquoi nous devons nous assurer que la démocratie s’enracine, sans interférer mais en créant les conditions nécessaires. L’UE doit offrir son aide à tous les mouvements démocratiques émergents et ainsi assurer les conditions de la transition démocratique. La société civile a un rôle fondamental à jouer dans la transition et dans la mise en place d’une bonne gouvernance. Néanmoins les partis politiques ont aussi un rôle crucial à jouer dans la mise en place d’un régime vraiment démocratique. Il n’y a pas de vraie démocratie sans partis politiques forts. L’UE doit aider les partis politiques européens et les fondations politiques européennes à jouer leur rôle, d’aide, de soutien et de formation. Nous devons nous engager particulièrement durant la période pré-électorale et réunir les conditions pour des élections transparentes et crédibles.

Mais consolider la démocratie c’est aussi accepter les résultats d’élections démocratiques. Ceci ne veut pas dire que nous ne devons pas rester vigilants face à des forces non démocratiques. L’Union Européenne devra user de sa conditionnalité démocratique en cas de dérapage.

 

Le deuxième, c’est de permettre l’extension du Printemps arabe. La vague démocratique doit s’enraciner dans toute la région.

Bien sûr, les situations sont très différentes d’un pays à l’autre : certains sont des monarchies d’autres des républiques, le rôle de l’armée dans la sphère politique est différente, les revenus pétroliers, etc. Mais il existe un point commun : le manque de libertés démocratiques et la violation des droits de l’homme.

J’ai une pensée aujourd’hui pour les citoyens libyens qui luttent contre une des dictatures les plus effarantes, qui justifiait la réaction internationale. Kadhafi doit être jugé devant la cour pénale internationale et ses avoirs confisqués.

Je voudrais aussi saluer la générosité du peuple tunisien qui accueille aujourd’hui de nombreux réfugiés libyens à la frontière. L’UE doit aussi apporter une réponse humanitaire à la crise.

Une pensée également pour les citoyens syriens qui se battent pour réclamer la libération immédiate de tous les manifestants arrêtés, des militants des droits de l’homme et des prisonniers politiques et demandent des réformes démocratiques. La communauté internationale doit condamner Damas.

Mais aussi les peuples du Bahreïn, du Yémen, de Jordanie, d’Iran, qui luttent au quotidien pour la démocratie.

Je n’oublie pas les citoyens algériens pour qui le printemps arrivera inéluctablement face à la détermination de son peuple.

Ni l’Arabie Saoudite qui envoie ses troupes au Bahreïn, accueille les dictateurs déchus et qui aux prochaines élections locales ne donne même pas le droit de vote aux femmes.

 

Le troisième est d’assurer le progrès économique et social. Ces pays sont durement touchés par la crise, ils connaissent d’importantes pertes d’emplois dans l’industrie textile, les centres d’appels, le tourisme, etc. Nous avons une responsabilité collective à préserver ces emplois, et donc à assurance les conditions de la relance. Sans cela, les tensions sociales vont encore monter.

L’UE ne peut pas se contenter d’accord de libre-échange, il faut une approche concertée d’investissements et mettre à contribution de la Banque Européenne d’Investissement et de la Banque Européenne de Reconstruction et de Développement.

On estime le gain de croissance à venir en devenant démocratique à 1,5%, il y a donc de quoi être optimistes.

 

Le quatrième, c’est le défi humanitaire et migratoire.

Je suis profondément choqué par les propos de la droite et notamment l’attitude de Sarkozy et Berlusconi qui remettent en cause aujourd’hui un des principes même de l’intégration européenne, à savoir la libre circulation, pour des raisons purement électoralistes. La droite joue sur la peur, la division, l’exclusion, joue à monter les gens les uns contre les autres plutôt que de s’attaquer aux vrais problèmes.

On doit montrer de la volonté politique face à ces situations dramatiques. On ne peut pas juste fermer notre porte à des hommes et des femmes qui fuient des situations instables et dangereuses. L’UE doit coordonner une aide humanitaire, mais aussi proposer un paquet asyle juste et courageux, et aider au développement des pays pour redonner envie à ses citoyens de vivre chez eux.

 

Le cinquième, c’est la mise en place d’un nouveau partenariat euro-méditerranéen. Car reconnaissons-le, l’Union pour la Méditerranée tant voulue par Nicolas Sarkozy a été un échec cuisant. Les citoyens en ont été les grands oubliés.

Nous soutenons les initiatives d’intégration régionale qui permettront au Maghreb et au Machrek, le développement d’ensembles régionaux forts, capables de faire face à la mondialisation. Et nous devrons entamer, ensemble, une discussion profonde pour développer de véritables partenariats qui mettent les citoyens au cœur de la stratégie euro-méditerranéenne, basée sur  la démocratie, la justice sociale et le progrès.

 

Enfin, notre dernier défi est de promouvoir la social-démocratie dans la région.Notre rôle en tant que partis sociaux-démocrates est de s’assurer d’abord que la démocratie s’installe mais ensuite que nos valeurs se matérialisent dans des mouvements politiques dans la région.

 

Nous avons été témoins ces derniers mois d’aspirations légitimes de citoyens à la démocratie. Nous ne devons surtout pas décevoir ces aspirations. Les socialistes et sociaux-démocrates européens vont continuer leur action de soutien à la démocratie et au développement d’un système pluraliste de partis politiques, d’un état de droit, et du respect des droits de l’homme.

Par Philip Cordery - Publié dans : Europe
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Jeudi 28 avril 2011 4 28 /04 /Avr /2011 14:57

J’ai ouvert ce matin la Conférence de Tunis pour un Maghreb uni et démocratique, devant plus de 80 jeunes venus de Tunisie, d’Algérie, du Maroc mais aussi de Libye et de Mauritanie.

Cette conférence est organisée par l’UJEM / Mouvement des jeunes pour un Maghreb uni et démocratique à l’occasion du 53ème anniversaire de la Conférence de Tanger, qui exprimait en pleine guerre de décolonisation la rêve d’une union maghrébine.

Le choix de Tunis pour la Conférence 2011 est tout sauf un hasard. Il souligne la soif de dignité et de liberté ressenti par tous les jeunes du Maghreb.

 

Je suis très fier et très touché d’avoir rencontré et échangé avec ces jeunes, épris de liberté et de démocratie, et solidaires les uns des autres. De jeunes Marocains ont ainsi créé en janvier dernier une Coordination des jeunes du Maroc pour le soutien de la révolution de la jeunesse tunisienne, pour aider et soutenir les aspirations légitimes et courageuses de leurs voisins. J’y vois un exemple important de l’esprit de solidarité intermaghrébine et d’ouverture qui anime ces jeunes aujourd’hui. Rien ne pourra arrêter l’envie irrépressible de vivre dans la modernité politique de ces jeunes instruits mais qui étaient privés d’emplois, privés de futurs par des régimes répressifs et fermés.

 

Ce sont les jeunes qui ont commencé la révolution en Tunisie. Ce sont leurs aspirations à la liberté, à la démocratie et à la justice et  leur détermination qui ont conduit à la chute de Ben Ali. Ce sont eux qui seront les acteurs de la Tunisie démocratique de demain. Nous devons avoir confiance en leur capacité et en leur volonté à prendre leur destin en main.

 

Les socialistes européens soutiennent pleinement le combat de ce mouvement pour une union économique et politique du Maghreb, basée sur les principes de démocratie, de justice sociale et de respect des droits de l’homme. A l’ère de la mondialisation, je suis convaincu qu’un partenariat fort  serait la meilleure façon pour que le Maghreb fasse face aux défis économiques, sociaux, environnementaux et culturels nouveaux dans un monde globalisé. Comme l’a  dit M. Filali, présent aujourd’hui à la Conférence de Tunis, mais également présent à Tanger il y a 53 ans, avec humour à Jacques Delors, au moins une Union maghrébine contrairement à l’Union européenne n’aurait pas besoin de traducteurs ! L’UE a un rôle clé à jouer dans le soutien à cette volonté d’intégration régionale, dans le développement d’institutions communes entre les pays maghrébins, dans un esprit de partage, de solidarité transfrontalière et de communauté de destin.

Par Philip Cordery - Publié dans : Europe
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Mercredi 27 avril 2011 3 27 /04 /Avr /2011 13:33

photo-Tunis-1.jpgJe suis arrivé aujourd’hui à Tunis pour la Conférence Euromed « les révolutions arabes : l’heure de la démocratie et du progrès » organisée par le PSE et son partenaire tunisien le Forum Démocratique pour le Travail et les Libertés.

Cette Conférence accueillera des représentants de mouvements progressistes et démocratiques venus de Tunisie, d’Algérie, du Maroc, de Libye, d’Egypte, du Liban, de Syrie, du Barhein, du Yemen, d’Irak et d’Iran.

Le PSE est le premier parti européen à organiser un événement dans la région méditerranéenne depuis les mouvements révolutionnaires.  Il est crucial que l’Europe accompagne la transition démocratique, et soutienne le développement de partis politiques fort pour asseoir la démocratie.

 

J’espère de tout cœur que le Printemps Arabe prenne racines dans l’ensemble de la région. Tous les citoyens, qu’ils soient tunisiens ou égyptiens, ou encore libyens, algériens ou saoudiens, ont le droit de vivre dans une démocratie.

Tous ceux qui, à l’image de Jacques Chirac affirmant en 1990 que certains peuples n’étaient « pas prêts pour la démocratie » véhiculent des réflexes racistes et xénophobes.

 

Depuis la fin de l’époque coloniale, les gouvernements européens ont toujours préféré avoir des régimes autocratiques chez leurs voisins de la Méditerranée. Pendant de trop longues années, ils se sont compromis avec des dictateurs, ce qui leur a permis d’avoir des matières premières à bas prix. Ils ont favorisé une soi-disant « stabilité » plutôt que la démocratie.

La situation n’a fait que s’empirer avec le 11 Septembre, la peur du terrorisme, des mouvements islamistes et des flux migratoires.  

 

L’Union Européenne a toujours eu une attitude hypocrite, elle n’a pas utilisé les clauses instaurant une conditionnalité démocratique dans les Traités d’association.

L’Union pour la Méditerranée et le Processus de Barcelone ont été des échecs cuisants. Les citoyens en ont été les grands oubliés.

Il est nécessaire que l’UE entame une discussion profonde pour revoir sa stratégie méditerranéenne, en développant de véritables partenariats, qui encouragent la démocratie, la justice sociale et le progrès.

 

 

Nous avons été témoins ces derniers mois d’aspirations légitimes de citoyens à la démocratie. Nous ne devons surtout pas décevoir ces aspirations. Beaucoup de questions sur le futur restent ouvertes.

L’Union Européenne a un rôle crucial à jouer pour regagner une crédibilité dans la région et aider au développement démocratique

Par Philip Cordery - Publié dans : Europe
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